Premier de cordée de Roger Frison-Roche
Premier de cordée. c'est un coup de poing dans la série des grands romans
récits ,réalités et sociologique .
C'est un produit Bio, malgré je vous
l'accorde, les instants dramatiques de l'histoire et sans en dévoiler le
déroulement, l'auteur a su reproduire en se servant d'un fait réel, car tout
le monde sait la trame de cette l'histoire :
C'est l’image forte, de l’aiguille du Dru,
ou Jean Servettaz à été foudroyé .
Frison Roche a su créer l’ambiance qui va
nous emporter tout au long du livre.
Au fil des chapitres il va nous révéler
les imbroglios du milieu si particulier de la haute altitude.
Les us et coutumes ancestrales, les rapports
humains dans ce métier de guide de haute montagne et les habitants et hôtes
de cette région si magnifique.
Dès les premières lignes, il nous rend par
sa description minutieuse, le coté magique et féerique des paysages.
je vous cite une phrase simple mais emplie
de sérénité : « Les deux hommes avaient quitté Courmayeur le matin même, à
l’heure où la rosée nocturne s’évapore en fumées bleues des lourds toits de
lauzes grises. »
Le livre n'est pas nouveau, il date de 1942,
c'est un style spécial, avec des images, et beaucoup de comparaisons, c'est
frais, froid, dur, dangereux, et beaux !
Bizarre ce livre plaît toujours pourquoi?
Quand je l'ai relu j'ai ressenti ces émotions qui font palpiter le cœur, et
nous entraînent dans une lecture rapide (pour savoir), et même tenté d'aller
plus loin dans les pages pour être soulagé !!
Frison roche maîtrise la description de
lutte, des alpinistes envers les éléments de la montagne.
On sent qu'il a vécu certaines des scènes
d'action. Nous-même on s'y croirait.
Pourtant il a écrit son roman (réalité je
confirme ) du temps où il était en Afrique !! quel contraste !
C'est un appel d'amour de son pays la Savoie
qui lui vienne en souvenirs c'est pourquoi il restitue avec véracité son
amour de la montagne par la magnificence des paysages et son impitoyable
cruauté.
Un livre à lire pour ceux qui ne l'ont pas
encore fait, et à relire comme je viens de le faire, avec un sentiment de
bien être au chaud sous la couette pendant que nos personnages se gèlent
(c'est pas beau Fabiolino!! de faire comme tel)!!
Et quoi ? Vous n'auriez pas cru que j'allais
le lire la nuit dehors au froid ?
A bientôt mais couvrez vous bien la
communication du froid est sidérante.
C'est le talent de l'écrivain Roger
Frison-Roche !
Fabiolino